Le Billet
Lettre ouverte à Mme YECHE du 11 juin 2007
Jacques
TORRES
CARQUEBUT, le 11/06/2007 Lettre ouverte à
Madame Maryvonne YECHE, L’après-midi du dimanche 27 mai 2007,
à La Yole, vous m’avez demandé si j’étais : « satisfait
de mes deux journées ». Vous trouviez-vous réellement en
veine de compliments ou était-ce pour me titiller ? Pendant le temps où j’ai occupé un
poste au Conseil d’Administration, vous avez pu juger ma façon
d’agir et je pense que cela aurait dû vous suffire pour savoir
à quoi vous en tenir sur ma vision des choses. Je crois ces observations utiles car
elles sont le reflet de ce que pensent de nombreux amis et connaissances.
De plus, lorsqu’on ne ‘’sort pas la tête du guidon’’, il est difficile
de voir ce qui se passe dans le reste de la course ou du peloton… Je
ne songe qu’à alerter celles et ceux qui ‘’y croient encore’’,
afin d’éviter un naufrage de l’Amicale. Voilà
donc un avis personnel : Sur la soirée du 26 mai : Personne pour accueillir les convives. Pas de mot d’accueil ou de bienvenue. Pas de minute de silence aux disparus
de l’année. Même pas de : « bon appétit »… La carapace de la queue de langouste
entière a donné du fil à retordre à bien des invités mais l’ensemble
était très correct. La soirée s’est terminée à 23 h 30,
en débandade, sans la traditionnelle et conviviale sauterie attendue…
Pas de spectacle… Même pas un chant des Africains ! Tristounet et réfrigérant, tout ça, non ? Sur le dimanche 27 : Personne à l’accueil des arrivants. Sonorisation neuve mais laborieuse
et inefficace. Manque d’animation. Pas de badges de reconnaissance, rien
pour se retrouver. L’apéritif offert n’était pas annoncé. Repas très correct. Peu
d’adhérents pour assister à la tombola et cracher au bassinet… La réunion 2007 a sombré dans l’ennui
et s’est terminée encore plus vite que les années précédentes… Plusieurs
amis m’ont déclaré qu’ils ne reprendraient plus de carte d’adhérent…
C’est un tort car ils ne pourront plus se
faire entendre du C.A. Et à combien
d’adhérents restons-nous ? Sur le fond : 1 - Les Statuts prévoient - sauf changement adopté en Assemblée Générale et à faire enregistrer en préfecture - que le Conseil d’Administration doit comporter dix-huit membres. A combien restez-vous ? 6 ou 7 ? D’ailleurs,
ni vous ni aucun des membres actuels du ‘’bureau’’ n’êtes en droit
de siéger : au terme des statuts de l’Amicale, adoptés à
Aix, ainsi qu’au terme de la Loi de 1901, vous n’êtes plus élus. J’ai organisé par correspondance le dernier vote en décembre 2004 et nous avons tous été élus mais renouvelables par tiers chaque année. Cela n’a pas été fait… 2 - Paul FOURNIER, coopté lors de la réunion de mai 2005, n’a pas été confirmé par le vote des adhérents. Il siège donc tout aussi illégalement. 3
- Vous souhaitiez confier la trésorerie à votre propre fille.
Je crois que ce n’est pas légal. (A vérifier). A tout le moins,
je pense que ce ne serait pas bien vu. Faites vos comptes… 4
- A ce propos, le Conseil d’Administration doit rendre aux adhérents
le détail
des comptes financiers de chaque année et cela n’a pas été fait. 5
- Des bruits, propagés par ce trésorier dont vous faites - fort
mal à propos - l’éloge dans le dernier ‘’bulletin’’ et qui a été,
nolens, volens à l’origine
de la démolition perfide autant que mensongère d’Alain SOLER -
et de l’Amicale, par voie de conséquence - font état de détournements
de fonds… Il
est indispensable de faire la lumière sur ces ragots… : publiez
les comptes en détail. 6
- Le ‘’bulletin’’ s’est réduit à une peau de chagrin. Il y avait
pourtant sur les divers comptes suffisamment de fonds pour pouvoir
en confier la confection à un professionnel, puisque, par malchance,
mon successeur s’est trouvé dans l’impossibilité de le faire lui-même. 7
– Enfin, pourquoi dépenser pour un envoi spécial des cartes alors
qu’elles peuvent être jointes à un bulletin ? Un bilan ? Nous
avons, suite à votre désastreuse intervention de mai 2005, définitivement
perdu la quasi-totalité des Ténésiens qui, à l’initiative de Philippe
XIMENES, se regroupent désormais à leur satisfaction, à TOURBES,
à 30 km de La Yole… D’autre
part, - le manque d’allant et de dynamisme, avéré
cette année encore, -
le défaut d’organisation,
d’implication et d’imagination, -
le retour à des pratiques
surannées en comptabilité que j’avais fait remarquer
et qui ont motivé la démission de huit membres du C.A. se confirment
derechef et n’augurent pas bien de l’avenir… Trop de ‘’chefs’’,
de ‘’cheftaines’’… et trop peu de bras… Certains
de mes camarades qui, animés par un fort sentiment de nos origines
de Français d’Algérie, et par le désir de se retrouver, seraient
susceptibles de participer à la marche de cette amicale en sont
dissuadés et refusent de se joindre à votre organisation. Je
voudrais me tromper mais mon sentiment est que l’Amicale est en
voie de disparition ! Je
pense que, seul un renouvellement complet des structures et des
personnes - avant que la flamme soit trop faible - pourrait peut-être encore sauver ce qui subsiste de nos souvenirs de
l’Algérie Française, de notre fierté de descendants de colons-pionniers
et de notre chaleur humaine. Si
vous persistez sur le chemin actuel, il ne restera plus qu’à allumer
les cierges pour l’Amicale du Chéliff et du Haut Dahra car il
y a actuellement bien plus de déçus que de satisfaits... Veuillez,
Madame, agréer l’expression de mon entière et sincère considération. |